Auteur(s) : Elie Sloïm
Publié le : 18-10-2005
Résumé : Est-il possible et souhaitable pour un site de grande importance ou qui recueille des contenus de la part de ses utilisateurs, voire d’un certain nombre de contributeurs d’atteindre et de conserver durablement la conformité absolue de toutes ses pages aux standards ? Existe t-il des cas où la recherche de la conformité à tous prix peut nuire à la qualité du site ?.
1. Conformité aux standards
2. Pourquoi être conforme ?
3. Le facteur temps
4. Les questions essentielles
Lors de la phase initiale de création du référentiel de bonnes pratiques Opquast, nous avons beaucoup échangé avec les contributeurs sur la nécessité d’intégrer ou pas la conformité intégrale aux standards du W3C. Après de longues discussions, il a été décidé d’intégrer la conformité de la page d’accueil au niveau 2 (« Les technologies du W3C utilisées sur la page d'accueil le sont de manière conforme », et la conformité intégrale du site au niveau 3 (« Les technologies du W3C utilisées le sont de manière conforme ).
Dans le premier article de cette série, je rappellerai d’une part l’intérêt de la mise en conformité et de la validation. Je mettrai également en évidence l’importance du facteur temps dans cette démarche. Dans le deuxième volet de la série, je montrerai pourquoi la recherche de la conformité absolue peut s’avérer excessive, voire nuisible dans un certain nombre de cas.
Depuis quelques années, je suis un ardent militant de la conformité aux standards. J’ai notamment exprimé mes idées sur la question dans la FAQ décideurs et sur la série d’articles que j’ai publié sur Temesis. Avec un peu de recul, deux idées fortes résument ma position :
Le chemin de la conformité est riche d’améliorations, à plus forte raison lorsqu’il s’agit de viser la conformité à une norme stricte. Mais au-delà de ces observations qui font de plus en plus consensus, il est essentiel de procéder à une analyse objective de ces principes directeurs en les confrontant avec la réalité.
Un nouveau venu sur le validateur du W3C qui constate que sa page contient 250 erreurs peut penser à tort que la conformité absolue est hors de portée. Qu’il se détrompe, il est généralement assez facile de mettre une page en conformité. Une simple erreur de code peut en effet générer une multitude d’erreurs au validateur du W3C.
La conformité est un but louable qui peut être généralement atteint sans grande difficulté. Le principal écueil réside dans le temps que l’on a à y consacrer. C’est la raison pour laquelle au-delà des positions de principe, il est essentiel de tenir compte du contexte dans lequel se déroule la mise en conformité.
La mise en conformité d’un nombre limité de pages (la page d’accueil et les principales sections ou types de pages) est une solution dont les bénéfices sont immédiats et qui permet de se faire une idée du temps approximatif de mise en conformité d’un site. Mais cette méthode a ses limites : dans certains cas, la mise en conformité absolue d’un site, c'est-à-dire de l’intégralité de ses pages peut dissimuler une masse de travail gigantesque.
Notre expérience sur Opquast.com et temesis.com nous a montré que la mise en conformité répondait à une distribution de Pareto. 80% des problèmes peuvent être très facilement résolus ; Les 20% restants sont dûs à des causes multiples, et demandent d’y consacrer un temps au moins équivalent.
L’écueil lié au facteur temps n’est pas du tout négligeable, et puisque le temps est une ressource qui coûte, il importe toujours de se poser la question :
Dans tous ces cas, le fait de rechercher ou d’annoncer la conformité absolue de toutes les pages peut nécessiter un investissement considérable, ou encore être ou devenir rapidement mensonger. Dans la deuxième partie de ce dossier, nous verrons si le jeu en vaut toujours la chandelle.
Ce dossier "Conformité, validation et surqualité" comporte 2 parties :
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